Peter Volken Smidt – épisode 7 – Électrifier un concours 30
Introduction à Robust-MT Marine Technology BV.
Qui ne partage pas ne peut se multiplier ! Chez Robust-MT Marine Technology BV, nous sommes convaincus que la réussite repose sur une combinaison de facteurs. Le savoir n'en est qu'un parmi d'autres, mais il est inutile sans infrastructures, ressources, compétences, etc. C'est pourquoi nous nous engageons à toujours partager nos connaissances et à offrir une plateforme à ceux qui le méritent, dès lors qu'il s'agit de partager des connaissances utiles.
Épisodes précédents :
3. Un bateau à terre et retrait des parties restantes
4. Un trou dans ma coque, et maintenant…
décollement de la coque sous-marine
Les travaux commencent à s'effectuer en parallèle, et la météo, notamment les températures, commencent à impacter le planning. Bien que j'utilise une résine époxy dite « d'hiver », qui reste utilisable jusqu'à 5 °C, cela commence à poser problème avec l'arrivée des températures hivernales.
Le compartiment moteur est maintenant vide ; la nouvelle batterie doit être installée horizontalement sur son emplacement d'origine. Je fabrique deux cales coniques en bois dur pour y construire un plancher horizontal. J'en profite pour terminer la menuiserie du compartiment moteur et l'étanchéifier avec de la fibre de verre. Les travaux de menuiserie ont déjà commencé ; l'application de l'époxy devra attendre à cause des basses températures.
Et bien sûr, on n'est même pas encore en mars, mais je ressens déjà la pression de terminer la coque immergée autant que possible maintenant que le temps est beau et sec.
Et ça ne se passe pas très bien. Le ponçage de l'antifouling est lent et m'a provoqué de la toux et des larmoiements.
Cela va me coûter quelques années de ma vie, alors je concocte un plan B et décide de m'attaquer à l'antifouling avec un décapant chimique. Si j'en crois toutes les informations trouvées en ligne, ça devrait faire des miracles.
J'ai acheté 2,5 litres de décapant antifouling de chez Starbite, ce qui devrait suffire à enlever environ 16 m² d'antifouling.
Entre l'application et le grattage, le produit a besoin de quelques heures pour pénétrer les couches profondes. Son principal avantage réside dans le fait que le polyester n'est pas endommagé.
Même par temps glacial, ce produit est redoutablement efficace ! J’en applique généreusement sur la coque, puis je retire facilement la substance gluante à l’aide d’un couteau à mastic. L’épaisseur de la couche est importante : là où j’en applique moins, le grattage est tout de suite plus difficile.
Après une heure de grattage vigoureux, j'obtiens un résultat qui me prendrait normalement plusieurs heures de ponçage.
Grâce à nos efforts conjugués, je traite le reste de la coque et elle est maintenant presque prête pour les premières couches de revêtement de blindage, un époxy bi-composant qui devrait protéger la coque immergée contre l'osmose.













